J’ai découvert les rubata un peu par hasard, lors d’un séjour dans le Piémont il y a quelques années. Un soir, on cherchait un truc simple pour l’apéro, et la proprio de notre airbnb nous a filé un sachet de ces gressins torsadés hyper croquants. Franchement, ça a été une révélation. Depuis, j’en ramène à chaque fois que je passe en Italie, et j’ai même commencé à les faire moi-même à la maison. Parce que oui, c’est totalement faisable, même sans être un pro de la boulange.
Ces bâtonnets croustillants d’origine turinoise ne ressemblent à aucun autre gressin. Leur forme irrégulière, presque noueuse, vient du fait qu’ils sont roulés à la main, un par un. C’est ça qui leur donne cette texture ultra-craquante et ce goût authentique. À la base, ils ont été inventés en 1679 pour un jeune duc qui ne supportait pas la mie de pain molle. Résultat : un gressin dense, cuit lentement, parfait pour tremper ou grignoter tel quel.
Ce qui fait la différence dans cette spécialité piémontaise
La fabrication des rubata, c’est tout un art. Contrairement aux grissini classiques qu’on étire, ici la pâte est roulée sur elle-même, ce qui crée cette forme tressée si caractéristique. Traditionnellement, on utilise du levain naturel, de la farine de blé type 00, de l’huile d’olive extra vierge et un peu de sel. Certaines versions anciennes contiennent du saindoux, mais personnellement je préfère la version à l’huile d’olive, beaucoup plus légère et parfumée.
Le secret, c’est vraiment dans le pétrissage et la cuisson. Tu pétris ta pâte jusqu’à ce qu’elle soit bien ferme, puis tu la laisses reposer. Ensuite, tu formes tes bâtonnets en roulant chaque portion entre tes mains, sans trop les lisser. C’est normal qu’ils soient irréguliers, c’est même ça qui fait leur charme. La cuisson doit être lente, au four, pour bien les sécher sans les brûler. Comptes entre 15 et 20 minutes à 180°C, selon ton four.
Pour la recette de base, voici ce qu’il te faut :
- 500 g de farine de blé type 00
- 30 g d’huile d’olive extra vierge
- 10 g de sel
- 20 g de levure fraîche (ou 7 g de levure sèche)
- 250 ml d’eau tiède
Tu mélanges tout, tu pétris pendant une bonne dizaine de minutes, puis tu laisses lever environ une heure. Ensuite, tu façonnes tes rubata et tu les disposes sur une plaque bien espacés. Un petit coup de four, et voilà.
Des idées gourmandes pour les savourer
Je te jure, ces gressins se marient avec tout. À l’apéro, je les sers souvent avec du jambon cru, du parmesan ou du taleggio. Enrouler un morceau de mortadelle autour d’un rubata, c’est juste parfait avec un verre de rouge. Tu peux aussi les tremper dans du houmous, de la tapenade ou même une crème de ricotta aux herbes.
Mais ce que j’adore vraiment, c’est les utiliser en accompagnement d’une soupe. Un bon minestrone ou un velouté de courgettes avec quelques rubata sur le côté, ça change tout. Ils gardent leur croquant même après plusieurs jours, donc tu peux en préparer une grosse fournée et les conserver dans une boîte hermétique.
Il existe aussi des versions aromatisées : au romarin, au sésame, au parmesan… J’ai même goûté des rubata enrobés de chocolat une fois en Italie, un truc complètement dingue qui marie le croustillant du gressin avec le côté fondant du chocolat noir. Parfait avec un café ou un verre de vin doux.
Pourquoi tu devrais te lancer dans cette recette
Franchement, si t’as envie de faire un truc simple, qui impressionne et qui rappelle les saveurs du sud, les rubata c’est le bon plan. Pas besoin de matériel de fou, juste tes mains et un peu de patience. Et puis, tu peux même les servir à côté d’une belle pizza maison pour un repas 100% italien.
Alors allez, enfile ton tablier et lance-toi. Tu verras, c’est hyper satisfaisant de sortir du four ses propres gressins faits maison.


