La première fois que j’ai franchi la porte du restaurant de Guillaume Leclère, je me suis dit : « Là, je vais vivre un truc différent ». Et franchement, je n’ai pas été déçu. Ce chef, fils d’agriculteurs et passé chez les plus grands comme Marc Veyrat, a monté une table gastronomique qui change vraiment des codes classiques. Son concept de cuisine d’arrivage m’a tout de suite parlé : pas de carte fixe, juste les produits du moment, ceux qui arrivent directement des producteurs locaux de Lattes, Saint-Jean-de-Védas et des environs. Tu sais ce que tu manges, mais tu découvres comment c’est préparé une fois dans ton assiette. C’est un peu comme ouvrir un cadeau gourmand, et ça, j’adore ce genre de surprise bien pensée.
Une philosophie qui met les produits au centre
Guillaume Leclère ne fait pas dans le tape-à-l’œil. Sa cuisine, c’est avant tout une histoire de respect et de transparence. Il travaille avec des producteurs qu’il connaît personnellement, élimine les intermédiaires et s’assure que chacun vive dignement de son métier. Au début, il faisait le marché aux Arceaux deux fois par semaine. Maintenant, ce sont les producteurs qui viennent le voir, et ça change tout niveau fraîcheur et traçabilité.
Pour la viande, il a la traçabilité complète, de l’élevage à l’abattage. L’agneau au printemps pendant deux mois, la pintade d’Aveyron l’été quand elle a besoin de chaleur… Tout est pensé pour coller aux saisons. Côté poisson, uniquement du poisson de ligne ou de petits bateaux, jamais de chalut. Le thon rouge ? Bagué pour garantir une pêche contrôlée. C’est ce genre d’engagement qui fait toute la différence et qui donne du sens à ce qu’on met dans son assiette.
J’ai eu la chance de goûter des plats vraiment mémorables :
- Un parfait œuf mollet mousseux infusé au bourgeon de sapin avec des rouleaux croquants de thon cru et betterave
- Des asperges blanches avec crème de parmesan et coulis de persil, copeaux de truffe d’été
- Un coussinet de grondin rouge soufflé poudré d’ail des ours dans une bisque de crabe vert
- Un maigre de ligne contisé aux algues et rôti au beurre iodé
Chaque assiette raconte une histoire, avec peu d’ingrédients mais travaillés avec une précision chirurgicale. Le chef veut que tu aies le goût de ce qui a été annoncé, et crois-moi, c’est exactement ça. Pas de fioritures inutiles, juste de la générosité et du gourmandisme.
Les infos pratiques pour profiter de cette table étoilée
Le restaurant de Guillaume Leclère est ouvert du mardi au samedi. Le déjeuner est proposé du jeudi au samedi entre 12h et 14h, avec une formule Arrivage 4 temps à 59 euros. Si tu veux te lâcher, le dîner du mardi au samedi de 19h30 à 22h te propose un Arrivage 6 temps à 89 euros. Les accords mets-vins sont possibles avec 3 verres à 35 euros le midi, ou 4 verres à 45 euros le soir.
L’ambiance du lieu mérite le détour : depuis la rue, c’est discret, presque secret. Après un tunnel étroit habillé d’inox miroitant, tu découvres une salle au décor minéral et épuré qui marie métal, pierre montpelliéraine et granit. Le plafond tapissé d’inox avec des lumières d’atmosphère crée une atmosphère de vaisseau spatial, cosy et élégante à la fois. La climatisation est parfaite, le service chaleureux et impeccable, et le chef vient souvent à la rencontre de ses convives.
Avec son étoile au Guide Michelin et sa note de 15/20 au Gault&Millau, cette table confirme son statut de référence gastronomique montpelliéraine. Franchement, si tu cherches une expérience culinaire mémorable avec des saveurs méditerranéennes sincères et créatives, c’est l’adresse qu’il te faut.


